LE BLUES DES 80 ANS
(F.Mallet-Joris / M.P.Belle)
Quand j'aurai quatre-vingts ans
Que j'n'aurai plus d'amants
Je commenç'rai enfin à chanter le blues
Ça n'sera pas commercial
J'ai pas la voix idéale
Mais je m'en foutrai complètement (ad lib.)
Quand j'en s'rai à quatre-vingts
Dans les grands magasins
Je bouscul'rai tout l'monde, pour passer d'abord
À moi les fringu' les chapeaux
J'aurai p't'êt l'air idiot
Mais je m'en foutrai complètement (ad lib.)
Quand j'aurai qautre-vingts ans
Je n's'rai plus une enfant
J'irai m'éclater enfin dans les partouzes
Ce n'sera pas très moral
J'aurai l'physique qui s'affale
Et je m'en foutrai complètement (ad lib.)
Quand j'aurai quatre-vingts ans
S'il me rest' quelques dents
Je décid'rai que je n'ai plus mal au foie
Je commenc'rai mon régime
En allant chez Maxim
Et je ferai des chèques en bois
Et je m'en foutrai complètement (ad lib.)
Quand je n's'erai plus qu'un' vieill' peau
Pour voir les films pornos
J'entrerai sans rougir à midi tapant
Et si on m'y offre un rôle
J'trouv'rai ça tell'ment drôle
Que j'accepterai probablement
Et je m'en foutrai complètement (ad lib.)
Quand j'aurai quatre-vingts berges
Je s'rai peut-être concierge
Mais je continuerai à chanter le blues
Même à quatre-vingts balais
Sans beaucoup de monnaie
On peut continuer à chanter...
À chanter le blue...
À chanter tout l'temps... (ad lib.)