Télémoustique (Belgique) - Mai
1999
MARIE-PAULE
BELLE "QUAND TU PASSES" (sans image)
Dix ans sans album studio et elle repart déjà au bout
de 33 minutes (10 chansons dont les versions rafraîchies d'un
hommage à Tom Jobim et La Petite Ecriture Grise qui
a 20 ans). Arrangements discrètement subtils, larme écrasée
entre sensualité et sourire, piano en colonne vertébrale,
c'est un petit plaisir, trop bref, de chansons pudiques, bien faites,
à l'ancienne (Mallet-Joris bien sûr mais aussi l'humoriste
Laurent Ruquier). (BMG) ** (J.-L. C.)
Ciné Revue - 3 juin 1999
MARIE-PAULE
BELLE (image du CD)
Après dix ans de silence que rien ne semblait devoir rompre,
Marie-Paule Belle fait enfin son retour avec un nouvel album. Sa résurrection
discographique, la chanteuse la doit principalement à Patrick
Bruel, qui n'a pas ménagé ses efforts pour que sa maison
de disques, BMG, s'intéresse à elle. Et, finalement, personne
ne s'en plaindra, «Quand tu passes» --le titre de cet opus-- étant
sans doute le plus riche, musicalement parlant, de cette Corse, qui
a agrémenté les dix morceaux présent d'influences
diverses tranchant agréablement avec les arrangements voix-piano
qu'elle affectionnait par le passé. Ce n'est cependant pas
la seule surprise que réserve ce CD: fidèle à
Françoise Mallet-Joris, son auteur fétiche, la Belle a également
fait confiance à un débutant nommé... Laurent
Ruquier («Chambre d'hôtel»), elle-même s'étant
aussi attelée à l'écriture de chansons. En ce
moment, elle collabore d'ailleurs avec Pierre Grosz, alias Michel
Jonasz. Passant allègrement, comme elle le dit, de l'humour
à l'amour, la chanteuse propose en outre une nouvelle version
d'«Antonio Carlos Maria Brésil», qui se trouvait sur l'album
«La Parisienne» (1976) et de «La petite écriture grise», son
tube de 1978, ainsi qu'un hommage de toute beauté à
la grande Barbara, «Une autre lumière». A (ré)écouter.
e.m@ale #74 - 22 mars 2001
Le
théâtre de 10 heures était plein quand vers 9 heures, la petite dame
brune, Marie Paule Belle, entra sur scène en tirant le rideau.
Qu'il était agréable
d'entendre des chansons de Barbara en cette fin d'hiver.
La Parisienne était remarquablement à l'aise dans des chansons gaies
et parfois ironiques comme "Toi" ou «Joyeux
Noêl»
ou encore «La
Gare de lyon».
La biaiseuse,
visiblement émue de l'accueil du public, sembla s'amuser sur «les
petits gâteaux»,
chanson de Fragson, très souvent chantée par Barbara. Dans
les grands classiques, tels que «Le
Mal de Vivre»
ou «Gottigen»,
MPB semblait moins inspirée. Il est vrai qu'il est difficile de reprendre
des oeuvres tellement associées à leur interprête.
Et le talent de MPB réside justement dans le
choix des chansons. Si elle a interprété quelques grands succès de
la chanteuse de boulevard, elle s'est bien gardé de toucher à «L'aigle
Noir»
ou «Ma
Plus Belle Histoire d'Amour».
Dès la fin du spectacle, une voix provenant d'un haut parleur nous
faisait savoir que le CD du spectacle était en vente à un prix exceptionnel.
Ezra de la Palisse