A L'IMPARFAIT
(O.Runel)
Tu parles déjà de moi à l'imparfait.
Ils conjugaient nos noms l'été dernier.
Mon dieu que c'est amer d'y repenser.
Le soleil de l'hiver me voit pleurer.
l'amour est sans limite, me disais-tu
et pourtant tu me quittes, je ne sais plus.
Tu dis à tes amis, qui ne sont plus les miens
on est resté copains, moi ça n'me dit rien.
Je n'ai pas su t'aimer comme il fallait.
Tu as croisée ma route juste un été.
Maintenant je redoute ma vérité.
Il faut faire blackout sur le passé.
Tu parles déjà de moi à l'imparfait.
Ils conjugaient nos noms l'été dernier.
Mon dieu que c'est amer d'y repenser.
Le soleil de l'hiver me voit pleurer.
Tout se divise par deux en théorie.
L'infini est un tout qui se finit.
Ta force me soutenait, j'étais docile avant.
Seule, je vais le rester, je crois, dorénavant.
Tu parles déjà de moi à l'imparfait.
Ils conjugaient nos noms l'été dernier.
Mon dieu que c'est amer d'y repenser.
Le soleil d'un été a tout brûlé.